Nous arrivons à Belo Horizonte en avion deux jours avant le match des Diables contre l'Algérie. Dès notre arrivée à l'aéroport nous sommes plongés dans l'ambiance Coupe du Monde: des décos partout au couleurs des différents pays, de gentils stewards bilingues pour nous accueillir et nous remettre plein de documentation sur la ville, et surtout des hordes de supporters belges et algériens débarquant dans le hall d'arrivée. Nous prenons directement le bus en direction notre hôtel.
Pour la première nuit, grand luxe: l'Ibis Budget! Et oui excusez du peu, mais c'est un des seul hotel qui était encore disponible en cette période de Coupe du Monde. Arrivés à l'Ibis nous sommes frappés par le nombre d'Algériens qui se trouvent dans le hall d'entrée. Nous nous rendons rapidement compte que les voyages organisés venus d'Alger on choisit le même hôtel que nous. Nous voilà donc entourés de supporter des fennecs. Martin décide de montrer fièrement ses couleurs et de mettre son maillot d'Hazard, ce qui entraine des railleries des Algériens lors de chacun de nos passages, mais tout cela finit à chaque fois dans la bonne humeur, en se serrant la main et que le meilleur gagne, Inch Allah!
Le deuxième jour nous visitons le centre de Belo sous un soleil radieux. La capitale du Minas Gerais ne se trouve que rarement sur la route des touristes. Nous sommes néanmoins agréablement surpris par ses grandes avenues propres, ses parcs et la gentillesse des habitants.
Nous rentrons à midi à l'hôtel pour mettre en place notre plan d'attaque. Comme l'Ibis n'avait plus de chambres disponibles pour la nuit suivante, nous avions du réserver un autre hébergement de l'autre coté de la ville. Un hôtel qui rentrait dans notre budget et qui ne se trouvait pas trop loin du stade, ça limitait fort nos choix. Restait le Motel King , "hôtel" "adult only".
Bref on s'attend au pire et on quitte avec regret notre luxueuse chambre de l'Ibis. On y laisse nos sacs à la baggagerie (car on doit de toute façon repasser par là le lendemain après le match pour prendre le bus vers Ouro Preto), emportant avec nous le strict minimum pour passer la nuit et pour nous rendre au stade le lendemain.
Claire achète ses derniers accessoires pour pimper son déguisement de supportrice des Diables, on se perd un peu dans les bus et on débarque au milieu de nulle part sous un pont en construction le long de l'autoroute. Un peu paumé on commence à marcher avant de se rendre compte que l'on est évidemment parti dans la mauvaise direction. On fait demi-tour, on retraverse les travaux, et on repasse sous le pont. Ce pont s'effondrera quelques jours plus tard faisant plusieurs morts... Oupsy...
Nous trouvons finalement notre motel, et nous y sommes accueilli comme des rois par le gérant qui nous fournit plein d'explications en anglais sur la ville. On voit que le personnel de l'hôtel est heureux d'avoir des clients "normaux" qui décident de rester plus que quelques heures dans la chambre.
Il commence à faire faim, Rodrigo le gérant nous conduit donc gentillement vers un shopping pour trouver de quoi casser la croute. L'occasion pour lui de nous expliquer son business des motels. Le concept est assez simple: le client rentre dans la cour du motel avec sa voiture et sa dulcinée (souvent trouvée sur le trottoir un peu plus haut). Un employé lui indique le numéro du box vers lequel il peut se rendre, il va se garer dans l'emplacement en fermant la bâche derrière lui, et au fond du box se trouve une chambre pour que le client puisse faire sa petite affaire tranquille. Lorsque c'est fini, il ressort et paie en fonction du temps passé dans la chambre. Rodrigo nous explique que c'est un business très rentable (de fait cela se voit à sa rutilante BMW) car les Brésiliens sont vraiment "addict to sex". Les motels sont d'ailleurs omniprésents le long des routes brésilienne.
Pas de chambre garage pour nous, mais une chambre plus classique. L'après-midi nous nous promenons autour du lac de Pampulha ou nous rencontrons une famille de Capibara ainsi que 4 couples de jeunes mariés venus faire leur séance photo de mariage au soleil couchant. Apparemment c'est the spot photo romantique. Claire se met à rêver et Martin rigole du kitch de la situation.
Le soir on commande des méga burger à l'hôtel, qu'ils viennent nous déposer dans une petite armoire située dans notre porte (un peu comme dans les prisons). On s'empifrent en espionnant discrètement par la fenêtre les allers et venues des clients et de leurs "compagnes". Claire veut regarder un film romantique à la tv mais ne tombe que sur des productions d'un tout autre genre ( à croire que certains ont besoin d'un peu d'inspirations!!). Finalement, on s'endort bercés par la douce mélodie de ...devinez quoi :-) Au final c'est sympa le motel!
Le lendemain après un super petit déj (servi dans la boîte aux lettres à nouveau), on se rend à pied au stade. Pas un mètre sans qu'on se fasse klaxonner. Viva Belgica! Arrivés dans l'enceinte du Mineirão, on est surpris par le nombre d'Algériens. Qui l'eut cru? On avait eu un avant-goût à l'Ibis, mais là ils sont au moins 5 fois plus nombreux que nous!
Pas moyen d'avancer vite tellement on nous demande des photos! Brésiliens, Algériens, Belges... L'ambiance est géniale, tout le monde s'encourage.
Pas moyen d'avancer vite tellement on nous demande des photos! Brésiliens, Algériens, Belges... L'ambiance est géniale, tout le monde s'encourage.
Les brésiliens ont l'air de plus supporter les diables que les fennecs! Beaucoup ont des drapeaux belges sur les joues, malgré le t-shirt jaune de la seleção!
Les Algériens sont un peu chauvins et croient sérieusement qu'ils vont nous battre.
Les Algériens sont un peu chauvins et croient sérieusement qu'ils vont nous battre.
On chante, on voit les bus des joueurs passer.
Seul moment un peu plus ennuyant, la file pour rentrer dans le stade... il est déjà midi et on est en plein soleil. Un long serpent qui n'avance pas... on commence à stresser... va t'on rater l 'hymne ??
Heureusement on arrive juste à temps, dans une tribune 100% belge. Quelle ambiance!!!!! C'est absolument incroyable...
Heureusement on arrive juste à temps, dans une tribune 100% belge. Quelle ambiance!!!!! C'est absolument incroyable...
Il est 12h50 les joueurs rentrent dans le stade sur la petite musique de guerre de la fifa! Émotions! !!
On voit si bien, les joueurs sont si proches! Et en plus les trois buts seront mis dans le goal de notre côté! Que bom!!!
Grosse claque avec ce penalty (le seule occasion au finale).
On est tendu, stressé, on ne chante plus!
Après la mi-temps, on se re boost et Marouane vient nous délivrer! Quelle joie, quelle sensation.
Dries vient ajouter la cerise au gâteau! On devient fou, c'est la débandade!!!!
Vient la fin du match et les joueurs qui viennent nous saluer... Claire en a presque la larme à l'oeil tellement le moment est intense! La communion est parfaite!
On voit si bien, les joueurs sont si proches! Et en plus les trois buts seront mis dans le goal de notre côté! Que bom!!!
Grosse claque avec ce penalty (le seule occasion au finale).
On est tendu, stressé, on ne chante plus!
Après la mi-temps, on se re boost et Marouane vient nous délivrer! Quelle joie, quelle sensation.
Dries vient ajouter la cerise au gâteau! On devient fou, c'est la débandade!!!!
Vient la fin du match et les joueurs qui viennent nous saluer... Claire en a presque la larme à l'oeil tellement le moment est intense! La communion est parfaite!
On a rarement ressenti autant de sensations... Émotions, stress et libération. Tout ca prend une autre dimension dans le stade.
Après c'est la fête, toujours la fête! On reste bien une heure en plus avant de sortir du stade, tout le monde danse, chante, saute dans tous les sens. On savoure...
Le retour est un peu chaotique au milieu des supporters. les algériens restent super fair-play et nous félicitent. On espère vraiment qu'ils vont gagner leurs deux autres matchs!
Dans le bus, on rencontrer Luis, un brésilien s'exprimant plutôt bien en français et venu supporter les diables. On sympathise rapidement avec lui, et nous nous retrouvons au terminal de bus à boire des bières avec lui en regardant le Brésil faire match nul contre le Mexique. Luis nous raconte les difficultés que connait son pays, ce colosse aux pieds d'argile, et nous apprend énormément sur la culture de cet immense pays métissé. On parle, on parle, et hop il est déjà l'heure pour nous de prendre notre bus vers Ouro Preto.



Sympaaaaa dis vos nouveaux articles! J'adoooore!!!
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